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Les plus anciens documents linguistiques galloromans

Édition électronique

dirigée par Martin Glessgen

en partenariat avec Hélène Carles, Frédéric Duval et Paul Videsott

Troisième édition (2016)

La collection des Plus anciens documents linguistiques galloromans (DocLing) fournit une édition fiable d’un nombre important de textes documentaires médiévaux conservés pour l’essentiel sous une forme originale et en grande partie inédits. Le projet prend appui sur les Plus anciens documents linguistiques de la France consacrée aux chartes françaises du XIIIe siècle. Cette collection, qui poursuivait pour le domaine d’oïl les éditions occitanes de Paul Meyer (1909 etc.) et de Clovis Brunel (1926/52), fut initiée en 1974 par Jacques Monfrin et poursuivie depuis 1998, sous un format électronique, par Martin Glessgen, en collaboration avec Françoise Vielliard et Olivier Guyotjeannin.

Une première édition électronique, mise en ligne en 2009, comprenait les textes, les tableaux analytiques et les photographies numérisées de 1133 documents oïliques compris entre 1224 et 1275, conservés dans les quatre départements de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Marne et de la Haute-Marne. La deuxième édition, élargie et révisée, comportait 2185 documents de 1204 à 1331 couvrant une grande partie du Nord-Est de la France (Flandre, Champagne, Lorraine, Franche-Comté, Bourgogne), ainsi que les plus anciens actes de la chancellerie royale (133 documents). Cette version permettait d’interroger la base de données textuelles de différentes manières à des fins linguistiques, philologiques et historiques.

La présente édition ajoute deux autres collections du Sud-Est oïlique (le département de la Côte d’Or et les documents de Berne et du Jura bernois en Suisse romande). Par ailleurs, elle intègre les documents du territoire francoprovençal, autant de France (Lyon, Forez, Ain, Grenoble) que de Suisse (Fribourg, Neuchâtel, Genève, pays de Vaud). Ces documents se placent à nouveau dans l’optique de Paul Meyer et couvrent, de manière représentative, l’époque entre le 13e et le 15e siècle (ca 1250 – ca 1450). L’ouverture vers le domaine d’oc, actuellement en chantier, est prévue pour la quatrième édition du site.

Les éditions sont de type diplomatique, mais elles intègrent en même temps des éléments interprétatifs afin de permettre une meilleure compréhension des textes; grâce à leur encodage en xml, chaque acte peut être visualisé, selon les choix des lecteurs, sous une forme purement diplomatique, sous une forme interprétative ou sous la forme d’un encodage ‘double’ qui allie les deux principes d’édition. Cela vaut pour tous les documents nouvellement édités dans le cadre du projet, pour lesquels le site reproduit également les photographies des originaux. Pour les documents repris d’éditions antérieures, l’édition est de type semi-diplomatique, plus traditionnelle. Tous les actes sont accompagnés de tableaux analytiques détaillés qui les replacent dans le diasystème historique de leur genèse et fournissent les informations diplomatiques nécessaires.

La base de données textuelles est gérée par le logiciel <phoenix>, qui fait appel à différents outils informatiques (surtout MySQL et PHP). Ce logiciel, développé aux fins du présent projet, a comme vocation l’édition et l’analyse linguistique des textes anciens et répond aux exigences de l’open source.

Les formes lexicales contenues dans les actes oïliques sont lemmatisés et intégrés dans la base de données du Dictionnaire Étymologique de l’Ancien Français (DEAFPré). On aura ainsi accès dès 2017 à l’intégralité du vocabulaire français des DocLing via la nomenclature du DEAF électronique.

L’édition électronique des Plus anciens documents est le fruit d’un travail d’équipe réunissant les efforts de nombreux chercheurs européens depuis 1998. Les financements indispensables ont été assurés en premier lieu par le Fonds National Suisse (FNS, dans le cadre du centre national de la recherche <Mediality>), mais aussi par les Universités de Zurich, de Strasbourg (MISHA), de Bolzano, d’Aberystwyth et de Neuchâtel, l’École Nationale des Chartes, le Fonds de la recherche autrichien, l'Association William Pierrehumbert et l’Académie des Sciences de Heidelberg.

Directeur de la publication: Prof. Dr. Martin-D. Glessgen
 

Conception et réalisation du logiciel <phoenix-2>: Samuel Läubli , Dr. Paul Gévaudan

Programmation de la représentation dynamique des éditions: Dr. Paul Gévaudan
 

École Nationale des Chartes, direction de la Recherche: Dr. Olivier Canteaut, Frédéric Duval

Université de Bolzano: Prof. Dr. Paul Videsott

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